DES ACCESSOIRES DE TÊTE SIGNÉS COLOMBE STEISEL


Depuis un an, Colombe Steisel, vingt-huit ans, s’investit avec passion dans la création artisanale d’accessoires de tête. Il suffit de jeter un œil à son site web ou de suivre le label sur les réseaux sociaux pour tomber sous le charme de cette jeune et nouvelle marque raffinée made in Belgium. Rencontre avec la créatrice.

 

Par Olivia Roks

Janvier 2018

 

– L’Eventail – Comment la marque Colombe Steisel a-t-elle vu le jour?

 

Colombe Steisel – Je m’étais entichée d’un vieux bandeau de ma mère trouvé dans le fond d’un tiroir, je le portais tout le temps! Avec le temps et les lavages, il ne ressemblait plus à grand-chose; du coup, j’en ai créé de nouveaux avec des tissus que j’avais déjà. C’est vrai que j’ai toujours apprécié la mode et les belles matières. Je portais ces bandeaux à des mariages ou à d’autres événements et les retours étaient très positifs. De fill en aiguille, j’en ai réalisés ponctuellement, sur demande, pour des amies ou de la famille. Il y a un an, j’ai quitté mon boulot dans le secteur bancaire et j’en ai profité pour prendre le temps d’organiser une vente de Noël chez moi en présentant quelques-unes de mes créations: le succès était au rendez-vous. En parallèle, à cette même période, j’ai eu l’occasion de rentrer dans le Start Lab de Solvay, un incubateur de start-up où j’ai reçu des formations très intéressantes. Avec tous ces éléments entre les mains, une petite clientèle fidèle et de précieuses clés entrepreneuriales, je me suis lancée. Aujourd’hui, ma marque grandit lentement mais sûrement et reste une activité complémentaire.

 

– Parlez-nous des accessoires que vous proposez 

 

Tout d’abord, je sélectionne une variété de tissus. Si je fonctionne principalement au coup de cœur et que je privilégie les belles matières et les tissus originaux et colorés, je réfléchis aussi aux tendances et aux saisons afin de satisfaire mes clientes. Ensuite, j’imagine une collection. Actuellement, trois modèles existent: un bandeau, un nœud et un chouchou.
Mais de nouveaux modèles de bandeaux arrivent cet hiver. L’importance est de trouver des tissus qui vont sublimer l’accessoire: soie, velours, velours de soie, tweed, beau coton… Les mètres de tissus sont limités, mes créations ont donc un côté exclusif. Quand j’ai débuté, je confectionnais encore moi-même les pièces ; aujourd’hui, c’est un atelier artisanal belge qui s’en charge, ce qui me permet de mieux gérer les autres aspects de l’entreprenariat: suivi de la production, communication, vente…

 

– Qui sont vos clientes ?

 

Mes clientes viennent à moi principalement grâce au bouche à oreille ou via les réseaux sociaux que j’alimente régulièrement. Ce sont de jeunes femmes, de dix-huit à trente-cinq ans, elles aiment la mode mais souhaitent surtout se démarquer, se distinguer avec un petit accessoire original et exclusif. Beaucoup accordent de l’importance à ce qui est fait main en Belgique. De nombreuses clientes frappent aussi à ma porte à l’occasion d’un mariage, de fiançailles ou d’un autre événement important. L’avantage est qu’une fois l’événement passé, le bandeau ou le nœud reste un accessoire facile à porter au quotidien.

 

– Depuis un an, comment évolue votre marque ?

 

Bien, elle évolue de plus en plus. Si j’ai beaucoup d’idées créatives, je ne veux pas brûler les étapes et souhaite me concentrer tout d’abord sur les accessoires de tête. Il y a encore tant de possibilités à réaliser. Par exemple, cet hiver, on retrouve un nouveau bandeau tressé et, pour les fêtes, j’ai réalisé des headbands bijoux. Je varie, je crée, j’essaie d’apporter du neuf. Fin 2017, un e-shop a vu le jour: c’est ma vitrine, mon univers. C’était un gros challenge !

 

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PDF_accessoires de tete_JAN_2018-17